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Gilles MAHE: 51 ans Marié, 3 enfants; Psychologue de l'éducation nationale Adjoint au maire d'Angers, chargé de l'environnement, cadre de vie et du suivi de l'agenda 21; Conseiller communautaire d'Angers Loire Métropole, chargé du suivi de l'agenda 21

lundi 18 juin 2007

Élections législatives

Le sursaut

Bien sûr, il n'y a pas eu de miracle au 2e tour des élections législatives, et personne ne l'attendait. Mais le sursaut de la gauche n'en est pas moins significatif, et l'électorat a clairement manifesté qu'il ne laisserait pas Sarko et sa bande faire n'importe quoi. La droite et le MEDEF ont reçu un avertissement, et l'on ne peut que s'en réjouir. On respire décidément beaucoup mieux au soir du 17 juin qu'au soir du 6 mai ! Les motifs de satisfaction sont nombreux.
Tout d'abord, la gauche ne s'est pas contentée de sauver les meubles, comme le P.S. en donnait fâcheusement l'impression depuis un mois, se contentant de souhaiter une majorité U.M.P. "pas trop écrasante" : comme slogan mobilisateur, on peut mieux faire ! Pourtant il y a bel et bien eu mobilisation de l'ensemble des électeurs de gauche, et plus des trois quarts de ceux du MoDem ont apporté leurs voix aux candidats de gauche restant en lice pour essayer de rogner un tant soit peu le pouvoir presque absolu de Sarko Ier. Du coup, la gauche atteint 49,60 % des voix, et gagne une cinquantaine de sièges. Le résultat, c'est une Chambre où, certes, la droite est majoritaire de quelque 120 sièges, mais où la présence d'une vaste opposition de 230 députés constitue un contrepoids minimal. Elle peut notamment empêcher de faire voter à la sauvette, sans débats et sans référendum, l'adoption du traité constitutionnel européen souhaitée par Sarkozy, alors que les Français l'ont repoussé à une large majorité il y a deux ans, ce qui eût été un nouveau déni de démocratie.
Ensuite, un certain nombre de figures emblématiques de la droite ont été battues, notamment bon nombre de ministres et anciens ministres. Au premier rang, bien sûr, Alain Juppé, le n° 2 de l'actuel gouvernement, dont le come back s'est heurté au refus des électeurs bordelais et qui va perdre son ministère d'État. Autres anciens ministres battus : François d'Aubert à Laval, Donnedieu de Vabres à Tours, M.-Th. Boisseau à Fougères, Léon Bertrand en Guyane, Nicole Guedj à Paris, face à Yves Cochet, Périssol dans l'Allier, Philippe Bas, l'ex-futur ministre Dominique Paillé, et le repris de justice Carignon, écrasé à Grenoble, où une partie non négligeable de l'électorat de droite lui a manifesté son refus de le voir revenir aux affaires. Autres déroutes jouissives de candidats de droite : celles des juges ultra-répressifs Bruguière et Marsaud, celle du médiatique Arno Klarsfeld, archi-battu dans le 12e arrondissement de Paris qui avait pourtant toujours voté à droite, et celle du maire de Toulouse, Moudenc, dans une circonscription qui était traditionnellement le fief des maires dela ville, mais où le prudent Douste-Blazy n'avait cependant pas osé se présenter de peur d'être blackboulé...
Autre légitime sujet de satisfaction : l'élection de quatre députés Verts, au lieu de trois. Les sortants ont été facilement réélus : Noël Mamère dépasse les 63 % à Bègles, Yves Cochet les 57 % à Paris, et Martine Billard atteint 54,25 % dans la première circonscription de la capitale. Quant au petit nouveau, François de Rugy, il est élu à Nantes avec près de 52 %. Reste qu'il ne faut pas se cacher que ce résultat n'est pas à mettre au seul compte des Verts, puisqu'il résulte des quatre seuls accords électoraux passés avec le P.S. Certains ne manqueront pas de regretter qu'un accord plus large n'ait pas accordé aux Verts une dizaine de députés supplémentaires, mais l'autonomie des écologistes était à ce prix.
Enfin, dans le Maine-et-Loire, c'est avec une immense joie que nous avons applaudi l'élection du maire socialiste de Trélazé, Marc Goua, dans la circonscription d'Angers-Sud : il est le premier député de gauche élu en Anjou au scrutin majoritaire, hors la triangulaire qui avait vu le Vert Jean-Michel Marchand l'emporter à Saumur-Sud en 1997, à la surprise générale. À la différence de candidats socialistes qui ne sont que des apparatchiks, purs produits de l'appareil du parti sans contact avec le peuple, Marc Goua est un élu, qui connaît bien le terrain, qui est à l'écoute de ses administrés et qui n'ignore rien des problèmes des "gens de peu" : fils de cheminots, il n'oublie pas ses origines prolétariennes, et le véritable plébiscite dont il bénéficie à Trélazé (il dépasse 75 % des voix !) est éloquent à cet égard.
Quelles que soient les raisons de nous réjouir, n'oublions pas pour autant que la droite est majoritaire, que Sarko a été élu pour cinq longues années, qu'il contrôle le gouvernement, les deux assemblées, la police et toutes les administrations, qu'il verrouille la "justice", qu'il est soutenu par ses amis milliardaires et par tout le patronat, qu'il exerce son influence sur la plupart des médias, et qu'il concentre entre ses mains plus de pouvoirs qu'aucun chef d'État dans aucun autre pays démocratique. C'est évidemment très inquiétant, et il importe de rester extrêmement vigilant. S'il entreprend de mener à bien la politique de régression sociale qu'il n'a cessé de préconiser tout au long de sa campagne présidentielle, il risque fort de se heurter à une mobilisation populaire, dont le refus, dans les urnes, du projet de T.V.A. anti-sociale lui donne un avant-goût.
P. M.

samedi 16 juin 2007

L'Europe et les O.G.M.

La Commission européenne contre la bio

Adopté cette semaine par le Conseil des ministres des 27 États européens, le nouveau règlement européen autorisant 0,9 % d'O.G.M. soulève à juste titre une vague de protestations. Après plus d'un an de négociations et malgré l'opposition de la Belgique, de la Grèce, de l'Italie et de la Hongrie, les ministres de l'Agriculture des 27 se sont en effet accordés, le 12 juin, pour que les produits bio portent un label européen et que le seuil de présence accidentelle d'O.G.M. soit fixé à 0,9 %, comme dans l'agriculture traditionnelle. Le Conseil n'a donc pas suivi l'avis des parlementaires européens, qui avaient voté un amendement visant à abaisser ce seuil à 0.1 % pour les produits biologiques.

Les Verts dénoncent ce nouveau règlement. Il s'agit en effet d'une victoire du lobby agro-semencier, qui voudrait supprimer tout droit à ne pas être contaminé et à être indemnisé, alors que le droit des consommateurs de choisir une alimentation sans O.G.M. devrait être considéré comme un droit inaliénable. Or cette nouvelle réglementation ne garantit plus l'absence totale de produits chimiques et d'O.G.M. dans les modes de production des aliments. C'est donc la crédibilité du bio qui est menacée auprès des consommateurs.

Pour Biocoop, réseau de magasins bio en France auquel est rattachée la CABA, ce texte marque le manque de soutien des pouvoirs publics à l'égard de la bio française. Si les ministres concernés, Juppé et Lagarde, n'en prétendent pas moins rester vigilants sur le règlement d'application qui sera négocié dans les prochaines semaines, les professionnels de la bio sont sceptiques sur les possibilités effectives qu'ils auront de tenir cette promesse purement électorale.

vendredi 15 juin 2007

Une politique de régression sociale

"Qui perd, qui gagne ?", s'interroge Le Nouvel Observateur de cette semaine, à propos des diverses mesures fiscales et "sociales" annoncées par la droite et des coûteux cadeaux non moins fiscaux accordés à la fraction la plus riche de la population. La réponse est parfaitement évidente : qu'il s'agisse du "bouclier fiscal" destiné à protéger les "pauvres" milliardaires et autres exilés fiscaux du genre Johnny Halliday contre la rigueur, toute relative, d'impôts redistributeurs, ou de la défiscalisation des heures supplémentaires destinée à faire travailler plus sans gagner plus, de la réforme des droits de succession - qui permettra la transmission des plus gros patrimoines sans bourse délier -, de la déduction des intérêts des emprunts immobiliers, au profit des accédants à la propriété, ou des franchises médicales promises par Roselyne Bachelot afin, paraît-il, de "responsabiliser les malades" (?), et qui pèseront évidemment plus sur les plus démunis, ce sont toujours les mêmes, c'est-à-dire la moitié la plus pauvre, qui devront payer plus pour enrichir toujours plus la moitié la plus riche. L'augmentation de 5 % de la TVA, l'impôt le plus injuste, ne pourrait que renforcer encore cette tendance forte : même cyniquement baptisée "TVA sociale", par antiphrase, elle pèserait également sur tous les consommateurs, pénalisant une nouvelle fois les petits revenus. Pendant que les PDG de multinationales se font offrir des parachutes dorés de millions d'euros, le SMIC voit son augmentation limitée à 2 %... Sarko s'engage sans complexe dans une politique clairement reaganienne et thatchérienne, celle-là même que préconisent ses bons amis du MEDEF. Et il ne s'agit là que de ses premiers pas... Jusqu'où n'ira-t-il pas ?
Bien sûr, on ne saurait exclure totalement que telle ou telle de ces mesures puisse avoir dans l'avenir un effet un tout petit peu bénéfique sur l'emploi. Mais ce n'est absolument pas garanti, les exemples étrangers donnant lieu à des analyses divergentes, et nombre d'économistes poussent un cri d'alarme sur les inquiétantes conséquences à long terme de l'accroissement du déficit budgétaire. Il n'est pas impossible non plus que des familles modestes désireuses d'accéder à la propriété puissent tirer quelques avantages de la déduction des intérêts des emprunts immobiliers destinée avant tout aux propriétaires les plus aisés, ce qui est un moyen habile de leur faire croire que l'ensemble de la politique fiscale de la droite n'est pas aussi anti-sociale que le dit la gauche.
Mais le fait que telle ou telle catégorie de la population puisse éventuellement bénéficier un peu de telle ou telle mesure ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Nous avons affaire à une politique de régression sociale qui s'affiche sans complexes, au nom de la compétitivité et de la mondialisation : que les plus forts et les plus riches continuent d'écraser de plus belle les plus faibles et les plus pauvres ! Et tant pis pour les générations à venir, qui auront à régler la facture...
Face aux très graves menaces qui pèsent sur "le modèle social français", il faut commencer à organiser la résistance, par-delà le 2e tour des élections législatives. Quand Sarko et Fillon entreprendront de mener à bien l'ensemble des mesures annoncées au cours de la campagne présidentielle et que la majorité des Français commencera à comprendre qu'elle a bel et blen été couillonnée et qu'il est trop tard pour rectifier le tir, alors on a des chances de voir se développer des mouvements de contestation ou de révolte en vue de faire reculer Sarko, comme naguère Villepin avec son C.P.E. Déjà, par peur de l'effet produit sur les électeurs par l'annonce imprudente de l'augmentation de la TVA à la veille du 2e tour des élections, Sarko semble esquisser un pas en arrière. Qu'en sera-t-il quand il voudra faire avaler à tous les Français les amères potions qu'il leur a concoctées ?
En attendant, il faut tout faire pour limiter les dégâts électoraux et empêcher que ne se constitue une "Chambre introuvable" de 500 godillots. Une opposition parlementaire est indispensable ! Les Verts ont donc appelé partout à faire barrage aux candidats de droite. C'est particulièrement important dans la circonscription d'Angers-Sud, où Marc Goua a des chances sérieuses de sortir le député sortant.
P. M.

mardi 12 juin 2007

Cadeaux fiscaux (suite)

Une belle entourloupe

Voici ce qu'on peut lire dans un article du Monde de samedi dernier, 9 juin, intitulé « Des économistes doutent des effets du "paquet fiscal" sur la croissance » :

« Le "paquet fiscal" de Nicolas Sarkozy coûte cher, va creuser le déficit public et accroître les inégalités, sans que l'on puisse en espérer un effet de long terme sur la croissance en France : telles sont les principales critiques adressées au projet présidentiel par les économistes interrogés par Le Monde.


Rejoignant en partie les critiques formulées, jeudi 7 juin, par la gauche et le MoDem, mais aussi par les syndicats, pour qui la détaxation des heures supplémentaires va "accroître les inégalités" sans garantir "de retombées positives sur l'emploi", ces économistes s'interrogent sur le rapport coût-efficacité des différentes mesures (aide à l'accession à la propriété, bouclier fiscal limitant à 50 % du revenu la somme des impôts directs et des contributions sociales, allègement de l'impôt sur les successions...). "Le paquet fiscal coûte extrêmement cher, probablement 15 à 20 milliards d'euros, et ne se justifie pas du point de vue du rendement économique. On va dépenser 6 milliards en pur effet d'aubaine sur les heures supplémentaires, tout en créant une énorme niche fiscale. Notre système fiscal, déjà injuste et opaque, n'en avait pas besoin", note Thomas Piketty, chercheur à l'École d'économie de Paris. "Et ce n'est pas une bonne idée de griller toutes ses cartouches budgétaires à un moment où la conjoncture est bonne. On se prive de marges de manœuvre quand elle se retourne." »

Quelques exemples fictifs, chiffrés par Sylvain Chicotte, nous ont été communiqués, histoire de dévoiler l'entourloupe. Les voici, sans commentaires :

Heures supplémentaires,
ou comment trimer davantage pour enrichir les autres

1. Détaxation et défiscalisation des heures supplémentaires

M. et Mme POGNON sont actionnaires à 99% d’une Société employant 100 personnes. L’entreprise est restée à 39 heures. Chaque salarié effectue donc 4 heures supplémentaires chaque semaine, qui vont désormais être exonérées de charges sociales (50 % du salaire). Le salaire moyen est de 1 500 €. Les heures sup représentent le 1/10e du salaire, et donc des charges sociales.

M. et Mme POGNON vont donc gagner :

1 500 € x 12 mois x 0,5 charges x 0,1 heures sup x 100 salariés = 90 000 € brut

Déduction faite de l’impôt sur les sociétés, leur gain net sera d’environ 60 000 €

M. DURAND, salarié de M. POGNON, va gagner 360 € de charges sur son salaire et 180 € sur les impôts si son taux marginal d’imposition est de 10 %. Mais il y a toutes les chances pour que ce gain soit rapidement réduit à Zéro parce que le patron va intégrer ce gain dans ses calculs pour ne pas augmenter le salaire de base dans les proportions de l’inflation.

Résultat : M. et Mme POGNON gagnent à coup sûr : 60 000 €

M. DURAND gagne (sans garantie) : 540 €

Le coût pour l’État est de 90 000 + (540 x 100 salariés) = 144 000 €, qu’il faudra bien rattraper avec les taxes payées par tout le monde, y compris par Monsieur DURAND, qui risque donc d’être perdant avec un salaire de base diminué et des taxes en plus.

2. Déductions des intérêts des emprunts immobiliers

M. ALAISE, directeur d'un grand magasin, gagne 100 000 € par an. Il achète à crédit une superbe villa. Il peut déduire les intérêts de son revenu imposable jusqu’à 20 %. Il déduit donc 20 000 €. Son taux marginal d’imposition est de 40 %.

Son gain d’impôt est donc de 8 000 €

M. et Mme LOUVRIER gagnent le SMIC. 24 000 € par an à eux deux. Ils achètent à crédit un petit appartement. Ils peuvent eux aussi déduire 20 % de ces 24 000 €. Leur taux marginal d’imposition est de 9 %.

Leur gain d’impôt est donc de 432 €

Mme GALERE est seule et travaille comme caissière à temps partiel. Elle voudrait bien travailler plus pour gagner plus, mais M. ALAISE refuse. Elle reste locataire et gagne Zéro € dans l’opération.

Les pertes pour l’État seront aussi rattrapées par une augmentation des taxes payées au même taux par M. et Mme LOUVRIER, par Mme LAPOVRE et par M. ALAISE.

CONCLUSION :

M. et Mme POGNON et M. ALAISE ont évidemment tout intérêt à soutenir SARKOZY et à voter U.M.P. Mais, s’ils faisaient de même, M. DURAND, M. et Mme LOUVRIER et Mme GALERE se feraient rouler dans la farine.

lundi 11 juin 2007

Lendemains d'élections

Premiers commentaires

Il n'y a pas eu de miracle, et le premier tour des élections législatives n'a fait que confirmer, hélas ! celui de la présidentielle : à la faveur d'une abstention massive, d'une démobilisation des électeurs de gauche et de la résignation du P.S., et "grâce à" l'inversion du calendrier électoral malencontreusement concoctée par un Jospin bien mal inspiré et fossoyeur de la gauche, celle-ci culmine à 39 %, toutes tendances confondues : la Bérézina annoncée a bien eu lieu, et le 2e tour n'aura pas d'autres enjeux que de savoir combien de ténors du P. S. auront le droit de siéger dans une Chambre bleu horizon, où l'UMP sarkozyfiée va rafler 80 % des sièges. Oui, c'est ça, la démocratie à la française, qui accorde tous les pouvoirs à un monarque bénéficiant d'une totale impunité, et sans le moindre contrepoids, cas unique en Occident... Les lendemains d'élections sont porteurs d'inquiétudes, et notre démocratie est décidément bien malade.
Pour les écologistes, la pilule est amère : au lendemain du 21 avril, Les Verts avaient obtenu 4,50 % des suffrages, grâce à un accord avec le P.S., qui soutenait une soixantaine de nos candidats dès le premier tour. Cette fois-ci, en l'absence de tout accord - seuls quatre candidats Verts ne se voyaient pas opposer de candidats socialistes -, Les Verts en sont réduits à un misérable 3,25 %. Pendant la campagne nombreux ont été les appels à la refondation ou à l'auto-dissolution du parti tel qu'il est structuré et tel qu'il fonctionne : ce n'était guère mobilisateur... Reste que la question se pose : comment construire un outil performant qui puisse porter au plus haut niveau les exigences de l'écologie ? Les 10 ans de pouvoir sans partage promis à Sarko Ier auront du moins l' "avantage" - et c'est bien le seul ! - de laisser à la gauche en général, et aux écologistes en particulier, du temps, beaucoup de temps même, pour se refonder, pour élaborer un programme qui tienne la route et séduise une majorité de Français, et aussi pour se doter de structures mieux adaptées aux nécessités de l'heure. Il n'y aura pas d'écologie politique sans un bilan de notre fonctionnement et sans une remise en cause sans complaisance.
Dans le Maine-et-Loire, les sept candidats Verts, quoique privés de la locomotive Jean-Michel Marchand, et en dépit d'une campagne dépourvue de moyens et de finances, font un peu moins mal qu'au niveau national : 3,90 %. Mais seul Gilles Mahé, dans la circonscription d'Angers-Nord, dépasse les fatidiques 5 %, en obtenant 5,63 % des suffrages, ce qui constitue le deuxième meilleur résultat des Verts des Pays-de-Loire. François Beaumert, sur la circonscription d'Angers-Segré, s'en approche : avec 4,93 %, il rate la barre des 5 % d'une cinquantaine de voix, ce qui est particulièrement rageant.
Dans ce panorama quelque peu décourageant, y a-t-il malgré tout de quoi alimenter l'espoir de ceux qui ne se résignent pas ? On peut signaler tout d'abord les bons résultats obtenus dans certaines communes telles que Beausse (16,92 %), Béhuard (15,73 %), Juvardeil (11,54 %), Saint-Sigismond (10,93 %), Écuillé (9,02 %), Brain-sur-Longuenée (8,71 %), Saint-Jean-de-la-Croix (8,65 %), Rablay-sur-Layon (8,59 %) et Saint-Georges-sur-Layon (8,36 %), mais ce ne sont là que de petites communes qui, malheureusement, ne pèsent pas bien lourd. Le seul motif de (très relative) satisfaction, c'est l'agglomération angevine, où le résultat honorable des quatre candidats Verts fait d'eux un partenaire incontournable pour les prochaines élections municipales : 5,75 % à Angers (mais on est très loin des 16,20 % des cantonales de 2001), 5,61 à Saint-Barthélémy, 5,12 à Avrillé, 5,25 à Beaucouzé, 5,29 à Bouchemaine, 5,65 à Montreuil-Juigné, 5,85 à Pellouailles, 7,63 à Saint-Clément-de-la-Place, 6,33 à Saint-Léger-des-Bois, 5,82 au Plessis-Grammoire, 6,61 à Feneu, 5,88 à Villevêque, 6,67 à Cantenay-Épinard, 5,77 à Saint-Martin-du-Fouilloux, 5,19 à Sarrigné, etc.
En attendant les municipales de l'an prochain, Les Verts du Maine-et-Loire appliquent la discipline républicaine et appellent sans états d'âme à voter pour les quatre candidats socialistes qui restent en lice pour le deuxième tour.
P. M.

vendredi 8 juin 2007

Gel du blog

Pour des raisons de réglementations électorales, les billets sur ce blog sont arrêtés jusqu'à dimanche soir, et il n'est plus possible de déposer des commentaires.

A dimanche !

Les cadeaux fiscaux

Fiscalité : pourquoi Sarkozy a tout faux

Avec un coût en année pleine de près de 12 milliards d'euros, soit 4 fois les recettes de l'impôt sur la fortune ou la quasi-totalité du budget du R.M.I., le projet de loi « en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat » s'annonce déjà comme l'un des plus importants de la mandature. Or, il se révèle totalement injuste et parfaitement inefficace pour répondre aux défis de demain.

Injustice, acte I : les heures supplémentaires sont défiscalisées, mais à condition de payer l'impôt sur le revenu, car aucun crédit d'impôt n'est envisagé pour les non-imposables en raison de son coût potentiellement exorbitant pour les finances publiques. Résultat : le salarié au Smic qui recherche une augmentation de pouvoir d'achat, et va travailler 4 heures de plus par semaine, soit 18 heures par mois, va engranger un gain total de … 60 euros par mois ! Alors que le salarié payé deux fois le Smic qui va travailler également 18 heures de plus par mois gagnera 80 euros supplémentaires et réalisera une économie d'impôt sur le revenu de 350 euros, soit un gain total de 430 euros ! Si, pendant 4 des 18 heures, il leur faut payer une personne pour garder les enfants le soir ou le mercredi, le gain est diminué d'environ 40 euros. Ce qui laisse à la personne au Smic 20 euros de pouvoir d'achat supplémentaire par mois. Travailler plus pour ne pas gagner plus et pour moins voir ses enfants, merci M. Sarkozy !

Injustice, acte 2, les droits de successions. Dorénavant chacun pourra donner à ses enfants jusqu'à 150 000 euros sans payer de droits de succession, contre 50 000 euros aujourd'hui. Formidable... Mais, au fait, quel est le montant dont la moitié la moins fortunée des Français dispose au moment de la succession ? 55 000 euros ! Cette reforme sera donc neutre pour la moitié des Français et très avantageuse pour ceux qui se situent en haut de l'échelle sociale.

Ce paquet de réformes est tellement favorable aux plus riches ques Les Échos du 7 juin 2006 n'hésitent pas à affirmer que « la France ne sera pas encore un paradis fiscal, mais elle s'en approche ».

Cette politique serait-elle au moins efficace pour préparer la France aux défis de demain ? Malheureusement non. Les 12 milliards d'euros auraient pu être utilisés pour lancer enfin les grands chantiers de la lutte contre le changement climatique et l'anticipation de la fin du pétrole bon marché qui vont bouleverser nos économies dans les années à venir. La France est en retard sur les innovations qui vont faire les emplois de demain. Et il y a fort à parier qu'au « Grenelle de l'environnement » en octobre, l'argent manquera pour engager l'indispensable conversion écologique de notre économie.

Pascal Canfin, responsable de la commission Économie des Verts

jeudi 7 juin 2007

Faire ententre la voix des écologistes

L'enjeu des élections législatives

Candidats des Verts, nous souhaitons vivement que les élections législatives soient l'occasion de porter un coup d'arrêt à la résistible ascension du nouveau président. Contrairement au P.S., qui se contenterait bien d’une « défaite pas trop cuisante », comme dit Strauss-Kahn, nous voulons nous battre pour gagner et pour que puisse se former une majorité parlementaire anti-UMP. Il faut impérativement faire contrepoids à la toute-puissance de Sarkozy, sans précédent en France depuis le Second Empire, et qui constitue une inquiétante menace pour la démocratie. De ce point de vue, la campagne que Mme Bachelot mène pour envoyer son suppléant siéger au parlement à sa place ne nous semble pas bien honnête : il s’agit bel et bien d’un détournement fort peu démocratique du vote populaire.
Nous voulons aussi faire entendre la voix des écologistes, au moment où plus que jamais on parle du réchauffement climatique, grave danger pour la survie de notre espèce. Nous aurions aimé que le grand ministère Juppé, conforme à ce que Les Verts n’ont cessé de réclamer, puisse servir à mener, fût-ce tardivement, la lutte contre cette menace planétaire. Mais il semble bien qu’il ne s’agisse là que d’un effet d'annonce à des fins strictement électoralistes, sans la moindre volonté politique de s'attaquer aux causes profondes du mal : le productivisme, la loi exclusive du profit, le tout-voitures, etc. Il n’y a là, de toute évidence, qu’une vulgaire opération Pinocchio.
En revanche, les premières mesures fiscales du gouvernement Fillon ont du moins le “mérite” d’être parfaitement claires : nouveau pas évident de régression sociale, en attendant les franchises médicales de Mme Bachelot, elles sont autant de cadeaux qui sont offerts aux plus riches, tout en accroissant le déficit budgétaire. Politique doublement condamnable, non seulement du point de vue de la justice fiscale,
qui est le nôtre, mais aussi du point de vue de l'orthodoxie budgétaire dont se réclame la majorité sortante.
Nous continuerons de mener sans complexes une campagne soutenue par les citoyens lucides, afin que l’écologie soit présente à l’Assemblée Nationale et que puissent être prises les mesures de sauvegarde qui s’imposent.

Gilles MAHÉ et Jamila DELMOTTE

mercredi 6 juin 2007

Fillon le cynique

Un vrai haut-le-cœur

En déclarant ce matin, en parlant des morts tragiques de la Méditerranée, que "tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d’une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer", le Premier Ministre Fillon fait preuve d’une absence totale de décence et d’humanité, utilisant ce drame pour justifier un traitement sécuritaire et égoïste de l’immigration.

Ces propos ne peuvent que soulever un haut-le-cœur chez tous ceux qui défendent la solidarité et la démocratie. Ce n’est pas en élevant des frontières et des barrières que nous répondrons au désespoir infini de celles et ceux qui sont prêts à risquer leur vie et celle de leurs enfants pour fuir la misère.

La France n’assume pas ses responsabilités en matière d’aide aux pays du Sud. Seule une véritable politique de coopération solidaire, dans un cadre européen permettrait de répondre durablement à la fracture Nord-Sud.

En proposant la régularisation de tous les sans-papiers, comme l’ont fait l’Espagne et l’Italie, Les Verts continuent de penser qu’elle est la seule solution humaine permettant de donner aux immigrés un statut au lieu de les abandonner aux entrepreneurs véreux qui abusent du travail au noir, aux marchands de sommeil et aux passeurs qui profitent de leur détresse et de l’organisation cynique de la précarité.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts


mardi 5 juin 2007

Écologie et politique


Nicolas Hulot : premier bilan

Le premier bilan que l'on peut tirer de l'irruption de Nicolas Hulot sur la scène politique, il y a six mois, donne lieu à des controverses au sein des écologistes et des altermondialistes.
D'un côté, il y a ceux qui font le constat encourageant d'une prise de conscience croissante des enjeux planétaires du développement durable et du réchauffement climatique. Il est incontestable que la célébrité de Nicolas Hulot, sa connaissance des problèmes écologiques de la planète, et la sympathie qu'il suscite en tous milieux, constituent autant d'atouts précieux pour éveiller ou renforcer la conscience écologique. On peut donc comprendre que des écologistes et altermondialistes aient pu être tentés de monter dans le bon wagon et de contribuer ainsi, à une large échelle, à la popularisation de thèmes que Les Verts seuls sont trop faibles pour défendre efficacement. Il y a là un effet du genre du prétendu "vote utile" en faveur de Ségolène dès le premier tour. Mais cela ne va pas sans quelques risques et confusions.

D'autres au contraire ont vu en Nicolas Hulot le fossoyeur de l'écologie politique, dans la mesure où il a pu faire croire que n'importe qui pouvait mener une politique écologiste, y compris Sarkozy, pourtant le plus mal noté des candidats à la présidentielle par les associations environnementales. Du coup les écologistes militants, et le parti des Verts, ont pu se sentir à juste titre délégitimés et privés de ce qui fait leur raison d'être aux yeux du grand public. Si le résultat de l'irruption du gentil Nicolas, c'est le 1, 57 % de Dominique Voynet et le grand ministère en trompe-l'œil de Juppé, il n'y a pas en effet de quoi pavoiser. Les plus critiques à l'égard de l'animateur de TF1 lui ont adressé une lettre ouverte en forme de pétition, qu'il est possible de signer en ligne : http://www.pacte-contre-hulot.org/.

Ils lui enjoignent de se "retirer de l’écologie politique" à laquelle il a "fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique". Bigre ! Et de préciser :
"Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1, et, plus largement, les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons, mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète.

Vous déclarez vouloir transformer la société de l’« intérieur », mais vous abusez vos contemporains. Vous leur parlez en fait de l’intérieur des sociétés multinationales qui vous financent et non de l’intérieur de la démocratie. Votre totale inconscience du jeu des rapports de force politiques vous conduit à rejeter dans une position extrémiste ceux qui s’engagent à faire reculer démocratiquement le danger que font peser les multinationales sur notre société, notre démocratie et notre environnement. Votre discours de consensus, en fait fusionnel, recouvre un véritable déni du politique en refusant un clivage entre le pouvoir et l’opposition, pourtant consubstantiel de la démocratie.

Votre mission a été un succès au-delà des espérances de ses initiateurs : toute une partie de la gauche, la candidate des Verts à la présidentielle, le candidat des altermondialistes, et même un hebdomadaire de gauche critique, ont foncé tête baissée dans le piège, sidérés par votre puissance médiatique. Vous avez réussi à brouiller les cartes bien au-delà des écologistes et de la gauche en diffusant une vision consumériste du rapport à la nature grâce à de puissants relais médiatiques et économiques."

Conclusion sans appel : "Alors je vous le demande : pour la planète, mais surtout pour ses habitants, s’il vous plaît, retirez-vous au plus vite. Vous avez fait assez de tort, assez de mal."

Pour les écologistes et les altermondialistes, la question reste donc posée : comment rentabiliser au mieux la capacité de Nicolas Hulot à populariser des analyses qu'ils peinent à faire admettre au grand public, sans pour autant risquer d'être récupérés par les multinationales et de faire le jeu de politiciens sans scrupules tels que Sarko ?
P. M.

lundi 4 juin 2007

Notre profession de foi

L'écologie politique : une urgence vitale !

Nous nous adressons à tous ceux qui veulent laisser à nos enfants une planète vivable. Alors que l’État UMP, sous la pression des lobbies, fait passer les intérêts présents avant l’avenir de tous et préfère les inégalités et la précarité au partage des richesses, Les Verts agissent concrètement pour placer l'environnement au cœur d'un changement global de civilisation.

Ainsi, à Angers, Les Verts se sont mobilisés : pour choisir une filière d'élimination des déchets plus écologique ; prendre en compte les besoins de l'agriculture périurbaine ; promouvoir une politique de l'habitat économe en espace et en énergie ; favoriser les transports collectifs, dont le tramway, mais aussi les déplacements doux ; préserver les zones humides des Basses Vallées Angevines, mais aussi répondre à l'urgence sociale pour créer de l'emploi et de la solidarité.

C'est maintenant qu'il faut agir ! Réduire les inégalités chez nous et entre les peuples, arrêter les dérèglements climatiques, réduire les pollutions qui empoisonnent notre santé, protéger les ressources naturelles de la Terre, démocratiser la République et préserver les libertés publiques et individuelles face au danger que représente pour la démocratie la toute-puissance du président, tout cela est possible si nous prenons en main notre destin collectif.

Voter utile, c’est voter pour les générations à venir !

Gilles MAHÉ et Jamila DELMOTTE



vendredi 1 juin 2007

Santé et Assurance Maladie : ministres nouveaux, politique ancienne
Roselyne Bachelot à la Santé, Eric Woerth à l’Assurance Maladie : il n’y aura pas de politique de santé, mais une politique des comptes à l’ancienne, en droite ligne de celles menées sans succès depuis 30 ans : augmentation des cotisations, réduction des remboursements.

Seront instaurées des franchises sur les assurés, qu’on prétend ainsi « responsabiliser », comme si il n’y avait pas d’autres « responsables » de l’augmentation des dépenses de santé.

L’objectif n’est pas de maîtriser les dépenses de santé puisque Nicolas Sarkozy revendique un objectif de croissance supérieure au P.I.B., ce qui correspond exactement à ce qu’a demandé avec force l’industrie pharmaceutique pendant cette campagne.

Le système de franchise tourne le dos à une vraie politique de santé, pénalisant les plus fragiles, élargissant le fossé dans l’accès aux soins, et donc celui des inégalités sanitaires qui sont déjà parmi les plus élevées en Europe.

En toute cohérence, les assurances privées se présenteront bientôt pour combler les manques d’une assurance maladie déficiente et mettre fin ainsi au système solidaire actuel.

Une autre politique de santé et d’assurance maladie est possible : refonder système de santé, s’attaquer aux causes environnementales et comportementales des maladies, rendre plus cohérent et plus efficace le système de santé et mettre en place une vraie démocratie sanitaire pour utiliser au mieux les ressources considérables mises dans notre système de santé.

Les Verts proposent une vision pour l’avenir. Ce gouvernement une fois encore n’instaure aucune rupture avec les politiques menées ces dernières années.

Les Verts

jeudi 31 mai 2007

Quatrième fête bio

FÊTE BIO

organisée par la CABA et le Gabb Anjou
Samedi 9 et dimanche 10
juin, au Centre Jean Carmet, à Mûrs-Érigné

DES ESPACES

Marché de producteurs.

Producteurs et fournisseurs locaux de la Biocoop-Caba et du réseau Biocoop

Eco-produits, hygiène, textiles et jeux.

Artisans et fabricants de produits écologiques et/ou équitables.

Eco-construction et énergies renouvelables.

Jardin-environnement.

Stands associatifs, partenaires de la Biocoop-Caba et du GABBAnjou.

ANIMATIONS ENFANTS

La ludothèque de Mûrs proposera des jeux coopératifs et toutes sortes de jeux pour tous les âges.

Contes samedi de 16h à 17h à la Bibliothèque de Mûrs-Erigné.

La bibliothèque est ouverte samedi de 15h à 18h et dimanche de 10h à 18h.


EXPOSITION

Exposition de la L.P.O. « jardin nature ».

Exposition dans la tente Berbère : « En famille avec les indiens Puruhuas ». (Famille Neau)


RESTAURATION BIO

Restauration variée avec le Jardin Bucolique (Association de Mûrs-Erigné).


Crêpes et galettes de la Crêperie Le Breton (Angers).


Pizza des Quat’saisons avec Catherine Grumbach (Nantes).


Cuisine du monde avec Coriandre (Bretagne).


BAR BIO

Jus de fruits, limonade, bière pression, vin, cidre… Boissons chaudes.

SAMEDI 9 JUIN

CONFERENCES (Grande salle Jean Carmet)

15h30: L’éco-construction.

Vincent le Jolly, maître d’œuvre en éco-construction et Jean François Robiou du Pont, formateur en éco-construction.


17h30: Tous sur les bons petits légumes !

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine à Rennes.

MINI-CONFERENCES (Petite salle Jean Carmet)

15h30: La phyto-épuration, gestion écologique de l’eau.

Florian Audrain, membre de l’association Eau Vivante.


17h: La protection des océans avec Greenpeace.

(Film et débat) Franck Coquereau, correspondant local Greenpeace 49.


19h30: Démonstration de cuisine : légumes délicieux.

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine sur Rennes.

MINI-CONFERENCES (Tente Berbère)

16h30: Relier nos valeurs avec notre vie, respecter notre corps, notre relationnel et notre environnement.

Anne Marie Kouchner, chamane.

19h: Echanges autour du tourisme solidaire.

Céline Elis de Tourisme et Développement Solidaire.

ATELIERS (en extérieur)

16h30: Promenade botanique à la découverte des fleurs et des plantes locales.

Monique Davard, naturopathe.


19h: La pratique du compost.

Eric Sabot, auteur de « La pratique du compost et des toilettes sèches ».

CONCERTS (en extérieur)

15h30: Quart de Bleu

Groupe angevin de blues navigant entre des reprises des classiques du blues et des compositions en français.

18h: Zel

Composition au carrefour du classique, du rock et de l’éclectisme des musiques du monde.

BAL FOLK (Grande salle Jean Carmet) entrée 6

21h: Quart de bleu en première partie

22h: Crok’notes Musique traditionnelle à danser avec initiation aux danses.

DIMANCHE 10 JUIN

CONFERENCES (Grande salle Jean Carmet)

11h: Les allergies au gluten, les blés anciens, la biodiversité.

Brigitte Fichaux, diététicienne à Rennes et Florent Mercier, agriculteur passionné par les blés anciens et la biodiversité.


14h
: « Pesticides, non merci ».

François Veillerette, président du MDRGF et auteur du livre « Pesticides, non merci ».

16h: Être propre, se vêtir, s’équiper, sans salir la planète.

Table ronde sur les Eco-produits avec Véronique Crasnier (Asphodèle), Marie Cantet (Un bureau sur la terre), Didier Legars (Ecodis) et Claudie Briais (réseau Biocoop).

MINI-CONFERENCES (Petite salle Jean Carmet)

10h30: Animation-dégustation autour du vin Bio.

Jean Marc Carité, rédacteur en chef de la revue «Vin bio magazine» et présence de viticulteurs.


14h: Récupération d’eau de pluie pour l’habitat.

Gildas Gaboriau de l’entreprise Zelg/Aquality.

15h30: Nouvelle Economie Fraternelle (Nef): pour que l’argent relie les hommes.

Julien Le Couturier, chargé de crédit à la Nef.

Echanges à partir d’un exemple concert des Cigales locales.

17h: Démonstration de cuisine: légumes délicieux.

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine sur Rennes.

MINI-CONFERENCES (Tente Berbère)

10h30: Enercoop, fournisseur d’électricité verte.

Sylvain Houpert, architecte et Olivier Quirion, représentant local d’Enercoop.

14h30: Santé et longévité: importance des antioxydants.

Roger Castell, naturopathe.

16h: Bilan et enjeux de la perte de biodiversité; Récupération de semences.

Bruno Morandeau, de l’association Kokopelli

ATELIERS (en extérieur)

14h30: L’art de faire travailler le naturel au jardin.

Jean Luc Sacquet, chroniqueur jardin sur France Bleu Loire Océan.

16h: Promenade botanique à la découverte des fleurs et des plantes locales.

Monique Davard, naturopathe.

CONCERTS (en extérieur)

12h: Titi Zaro

Groupe local de chanson française.

13h30: Terakaft

Groupe de guitares touarègues du mali.

17h: Lo’Jo (en trio)

Groupe angevin pas totalement punk, ni vraiment chanson, java, rasta et un peu jazz ou rock...

mercredi 30 mai 2007

Non aux "franchises" sur les soins !

L'assurance maladie solidaire en danger

Nouvelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dût son image de "gaulliste sociale" en pâtir, sera chargée d'organiser et de mettre en musique les diverses "franchises" promises par le candidat Sarkozy pour le plus grand dommage de la santé publique et des plus pauvres. Il est important d'en dénoncer les dangers et de signer la pétition ci-dessous, que nous avons déjà affichée sur ce blog le 8 avril dernier et qui a déjà recueilli plus de 35000 signatures :

En matière d’assurance maladie l’U.M.P. et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : selon eux, l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients ! Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est-à-dire les pénaliser financièrement, pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1 € par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 € sur les actes supérieurs à 91 €, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant qu'il mettra en place une « FRANCHISE », c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. "Franchise" qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé, dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même, une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés, ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la "franchise" si jamais elle voit le jour. La "franchise", c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la C.M.U..

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais, au-dessus du montant de la franchise, ce sera, sinon gratuit, du moins « comme avant ».

La cible de cette mesure, ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs, qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et, bien évidemment, pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. C'est l'inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable », c'est-à-dire que, « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente, on pourrait augmenter le montant », de sorte que, comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la "franchise" augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

On peut encore signer la pétition en ligne :
http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php.

mardi 29 mai 2007

Résistance !

Non à l'État U.M.P. !

Si l'on en croit les sondages, les manœuvres de Sarkozy et son hold-up parfait auraient produit leur effet : il serait parvenu à transfigurer du tout au tout son image de marque, et l'arriviste sectaire et sans scrupules, le parvenu brutal, vulgaire et arrogant, le tenant d'une droite dure et impitoyable aux faibles, se serait transmué, par un coup de baguette magique, en un gentil rassembleur, ouvert à tous les braves gens, soucieux du sort des démunis, et reprenant à son compte des thèmes de la gauche et des écologistes... pour mieux les écrabouiller lors des élections ! Du coup, on se préparerait à un raz de marée U.M.P. aux législatives. À force de répéter ce pronostic sur toutes les chaînes et sur tous les tons, il pourrait bien finir par se vérifier, et la prophétie se révèlerait alors auto-réalisatrice.
Face à cette très grave menace que ferait peser sur la démocratie la concentration de tous les pouvoirs, y compris médiatique et judiciaire, entre les mains d'un seul homme et de son clan, que fait le Parti Socialiste, qui prétend incarner l'opposition au régime en place et fait de sa prétendue "utilité" un argument de vente ? Rien ! ! ! Il ne songe qu'à sauver quelques meubles et se prépare, en courbant le dos, à une mémorable râclée ! Hollande, le général en chef, espère seulement que la victoire de la droite "ne sera pas trop écrasante", et Strauss-Kahn souhaitait hier encore que la défaite de son parti "ne soit pas trop cuisante"... Cette résignation est hallucinante !
Intérioriser la déroute, c'est la meilleure manière de la rendre certaine. Il convient au contraire de résister et de se battre, non pas seulement pour essayer de limiter les dégâts, mais surtout pour empêcher à tout prix la victoire de cette droite décomplexée qui, une fois les législatives passées, ne se préoccupera plus que de réaliser le programme ultra-rétrograde du candidat Sarkozy et d'enrichir toujours plus les riches en appauvrissant toujours plus les pauvres, les chômeurs, les précaires, les smicards, les RMIstes, les sans-voix, les sans-droits, les sans-logis et les sans-papiers !
Face à l'État U.M.P. sarkozyfié, il convient donc de mettre en œuvre d'urgence la discipline républicaine ! En vigueur depuis 1877, cette discipline implique que les républicains de toutes tendances, oubliant leurs divergences du premier tour, fassent bloc au deuxième tour derrière le mieux placé d'entre eux face au candidat de la réaction, qu'il soit bonapartiste, orléaniste ou légitimiste autrefois, ou U.M.P. aujourd'hui. C'est à ce prix que nous conserverons une chance d'arrêter la résistible ascension de Sarkozy et de préserver un tant soit peu les droits et libertés démocratiques.
Pierre Michel

dimanche 27 mai 2007

Le souhaitable et le possible


Économie : la gauche doit regagner la bataille des idées !

En matière économique, la gauche a perdu la bataille des idées. Selon les enquêtes qualitatives de l’institut C.S.A., pour les Français, le « souhaitable est de gauche, mais le possible est de droite ». Les Français souhaitent plus de services publics, de protection sociale, de maîtrise de la mondialisation. Mais ils sont nombreux à penser aussi que, dans l’économie mondialisée, la seule façon pour la France de s’en sortir est de baisser les impôts « de ceux qui réussissent », de « libérer » le travail, de diminuer « les charges » et la dette publique. Une fois ce programme accompli, la France serait plus compétitive, plus forte et pourrait, éventuellement, financer davantage de protection sociale, de sécurisation des emplois, de services publics… Bref, pour atteindre le souhaitable de gauche, il faudrait passer par le possible de droite !...
Pour espérer gagner les prochaines batailles électorales, la gauche doit d’abord gagner celle des idées. Cette bataille, la gauche l’a perdue, non à cause de la qualité (ou de l’absence de qualité) de ses réponses, mais dans la façon même de poser les questions. Demandez aux Français quel est le principal problème économique auquel la France doit faire face, la réponse de la majorité sera « la mondialisation qui détruit nos emplois ». À force de mettre systématiquement l’accent sur les entreprises qui délocalisent, sur la concurrence des Chinois ou du plombier polonais, une partie de la gauche a contribué à faire passer l’idée que la mondialisation libérale est un rouleau compresseur qui s’impose à l’ensemble de l’économie française et que toute tentative de régulation sociale (extension des 35 heures, augmentation du Smic…) et environnementale (normes pour lutter contre le dérèglement climatique…) se traduira, tôt ou tard, par des délocalisations massives. Persuadés du caractère incontournable de cette épée de Damoclès et totalement sceptiques sur la possibilité de voir advenir une alternative globale au capitalisme mondialisé, beaucoup de Français préfèrent renoncer aux 35 heures pour préserver leur emploi, avoir une moindre retraite pour ne pas augmenter les charges sociales qui pèsent sur les entreprises, etc… Ce qui reste de Billancourt est désespéré !
Essayons donc de remettre la mondialisation à sa place. Environ 80 % de ce qui est produit en France est consommé en France. Et 80 % de ce qui est exporté l’est dans l’Union européenne. 80 % de nos emplois sont des emplois de services et du bâtiment, dont l’immense majorité n'est pas délocalisable, comme les enseignants, les médecins, les éboueurs, les agences immobilières, les artisans, les ouvriers qui construisent nos maisons... Les délocalisations sont dramatiques pour les personnes et les territoires qui les subissent, et il faut mettre en place les dispositifs nécessaires pour accompagner ces mutations. Mais on ne peut pas réduire l’évolution de l’économie française à la mondialisation. L’immense majorité de nos emplois, et notamment ceux qui se créent massivement dans les services aux personnes, dans les collectivités locales, dans le bâtiment… n’a strictement rien à voir avec la mondialisation.
Remettre la mondialisation a sa place, c’est aussi montrer que, si le politique le veut, ou plutôt quand le politique le veut, il peut reprendre la main sur les multinationales, icônes du capitalisme mondialisé. L’an dernier, l’Union européenne a adopté la directive Reach qui impose des obligations de transparence à l’industrie chimique pour qu’elle utilise le moins possible les substances polluantes et dangereuses pour notre santé. Malgré un lobbying acharné des multinationales du secteur, soutenues par le gouvernement français, la Commission et, surtout, le parlement européen ont tenu bon et ont imposé de nouvelles règles, qui disent en substance aux multinationales : vous pouvez produire où vous voulez, en Inde, au Brésil ou en Afrique du Sud, mais si vous voulez vendre sur le marché de l’Union, vous devez respecter ces obligations. Or, aucune multinationale, quelle que soit sa puissance, ne peut se passer du marché européen. Et aucun État n’a attaqué cette réglementation devant l’organisation mondiale du commerce (O.M.C.) car les règles de l’O.M.C. prévoient déjà que tout ce qui protège la santé humaine peut justifier des limites au libre échange. Avec cette méthode d’accès sélectif au marché, l’Union européenne tient un outil imparable, non pas pour fermer ses marchés, mais pour accroître les standards de production partout dans le monde, y compris au Brésil, en Inde, et en Afrique du Sud. Et ainsi maîtriser la mondialisation.
Faut-il forcément passer par l’Union européenne ? C’est mieux, mais ce n’est pas indispensable. Le projet pour « rendre possible le souhaitable de gauche » peut passer aussi par cette autre belle idée qui est le couple franco-allemand, totalement vidée de sens politique depuis une décennie. La France est le premier partenaire économique de l’Allemagne. Et l’Allemagne est le premier partenaire économique de la France. Plutôt que de se faire la guerre économique en baissant à tour de rôle le coût du travail ou les impôts payés par les entreprises au nom de nos compétitivités respectives, engageons une politique de coopération économique. Harmonisons nos taux d’imposition sur les facteurs économiques les plus mobiles comme le capital et le bénéfice des entreprises, menons des politiques de recherche et d’innovation commune et coordonnée pour faire advenir les centaines d’innovations dont nous allons avoir besoin pour lutter contre le réchauffement dramatique de la planète. Décidons ensemble de dire que les produits que nous importons devront respecter les normes sociales fondamentales de l’organisation internationale du travail. Aucune multinationale ne peut se passer de nos deux marchés réunis. Aucun État de l’Union ne nous attaquera devant l’O.M.C.. La Chine et l’Inde le feraient-elles ? Rien n’est moins sûr. Car depuis un an, ces deux géants sont confrontés à des tensions sociales internes de plus en plus fortes. Malgré la répression, il n’y a jamais eu autant de grèves en Chine. Ce qui a conduit l’État a expliqué aux multinationales qu’il leur faudrait à terme respecter la législation sur le paiement des heures supplémentaires ou sur le salaire minimum. Multinationales qui ont aussitôt brandi le chantage à la délocalisation... Mais où délocaliser une fois que l’on a quitté les États-Unis et l’Europe pour la Chine et l’Inde ?
On le voit, les temps sont peut-être mûrs pour que, dans l’économie réelle telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, et non dans une économie rêvée succédant à un hypothétique grand soir, des politiques de gauche puissent reprendre la main sur la mondialisation. C’est quand la gauche propose un espoir qu’elle est la meilleure et la plus utile. C’est cette espérance que porte aujourd’hui l’écologie politique.
Pascal Canfin

jeudi 24 mai 2007

Lutte anti-OGM

Un moratoire pour un printemps sans O.G.M.

Après l'Autriche et la Hongrie, l'Allemagne vient à son tour de suspendre sur son territoire l'autorisation de l'unique variété de maïs transgénique cultivée en Europe. L'argumentation développée par le gouvernement porte sur les impacts non maîtrisés des O.G.M. sur la faune et la flore, à la lumière de récentes études scientifiques.
La France ne peut continuer à ignorer cette situation. Et il est grand temps que l'Union européenne prenne acte de la volonté populaire de mettre fin aux cultures transgéniques en instaurant un moratoire global sur toute dissémination d'O.G.M. à l'échelle communautaire.
Pour renforcer la campagne « Un moratoire pour un printemps sans OGM », il est toujours possible de signer la pétition : http://www.moratoireogm.fr/spip.php?article1.

Par ailleurs le Tribunal de Grande instance de Toulouse a rendu son verdict hier dans le procès des « Glaneurs » de Menville (Haute-Garonne). Pierre Labeyrie, conseiller municipal Vert à la ville de Toulouse, Christopher Reeves, militant de la Confédération paysanne, Philippe Bedel, maire de Bax (31), et François Simon, conseiller municipal de Toulouse, y avaient été assignés par la multinationale semencière Pioneer Génétique. Le 4 octobre 2005 , ils s'étaient rendus à la gendarmerie, pour porter plainte contre Pioneer Génétique pour non-respect des protocoles fixés par la loi, et qui imposent la destruction totale des résidus de récoltes pour éviter les risques de contamination. Ils avaient pour preuve porté à la gendarmerie des épis « glanés » après la récolte. Leur plainte fut classée sans suite... La société Pioneer Génétique avait à son tour porté plainte pour pénétration sur un domicile privé sans autorisation, et vol de produits industriels !

Le tribunal a disculpé les « glaneurs », et a imposé à la société Pioneer Génétique le versement d'une indemnité de 1 500 euros pour préjudice à l'égard du conseiller municipal Vert de Toulouse, Pierre Labeyrie, candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne.

À l'issue du jugement Pierre Labeyrie, généticien, a déclaré qu'il continuerait de se battre en citoyen, et, comme il l'a toujours fait, au grand jour, contre la dissémination des O.G.M.. Il a attiré l'attention des citoyens sur les risques de pollution génétiques encourus dans le Grand Sud-Ouest faisant suite à l'autorisation de culture du Maïs Bt délivrée par décret par le gouvernement de Dominique de Villepin. Il a souligné le fait que les parlementaires français n'ont jamais été consultés sur cette question. « Député, la défense de la qualité alimentaire et d'une agriculture propre et rémunératrice guideront mon combat contre les O.G.M. de plein champ et les apprentis sorciers de l'agrochimie. le veau aux hormones a été rejeté, les O.G.M. le seront aussi !».

Pétition pour le service postal

Pour le retrait de la directive postale :

* Pour le maintien et la reconquête du service public égalitaire qui réponde à l’intérêt général, pour toutes et tous et en tout point du territoire français.
*Pour le maintien intégral du monopole de la Poste pour les envois de moins de 50 grammes et le service universel qui comprend la distribution six jours sur sept chez tous les destinataires ainsi que la relève des envois postaux ces mêmes jours.
* Pour le maintien de la péréquation tarifaire sur tout le territoire pour tous les envois postaux, des particuliers, professionnels et grands émetteurs.
* Pour l’ouverture et le maintien de bureaux de poste présentant l’intégralité des services en réponse aux besoins des utilisateurs.
* Pour le maintien du Livret A à la Poste, au service du logement social et de la lutte contre l’exclusion bancaire.

mercredi 23 mai 2007

L'écologie à la mode Juppé

Un Grenelle du mépris

Les Verts s’inquiètent du mépris avec lequel Juppé traite les citoyens et les associations de protection de l’environnement, alors que l’alerte concernant le développement de l’industrie nucléaire est donnée depuis des années, que 60 % de nos concitoyens se disent défavorables à toute nouvelle installation nucléaire et que les associations spécialisées n’ont de cesse de montrer la nécessité d’un moratoire en la matière.
Juppé, qui se dit converti à l'écologie au cours de son exil forcé au Québec, n'en prétend pas moins écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale. Mais, dans le même temps et avant toute chose, il explicite sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération, il assène à tous et à toutes la prétendue incapacité de la France à subsister sans énergie atomique !... Et, bien sûr, il se garde bien d'inviter, et a fortiori d'écouter, le réseau Sortir du nucléaire...
Voilà qui est extrêmement dommageable à plusieurs titres :
* D’abord parce que la toxicité à court et à long terme de la production de l'énergie nucléaire est avérée, particulièrement en terme de gestion du risque, de transports et d’enfouissement des déchets radioactifs.
*Ensuite, parce que le secret défense et le mensonge permanent qui accompagne le nucléaire sont une perpétuelle insulte à la démocratie.
* Enfin, parce que l’économie même que génère cette production énergétique est catastrophique : les études montrent en effet que le prix faramineux qu’un seul réacteur nucléaire représente (3 milliards d’euros pour le dernier) permettrait la création de 10 fois plus d’emplois durables et d’au moins autant d’énergie propre s’il était investi dans le développement d’énergie renouvelable !
Ainsi, si dès aujourd’hui la France ne change pas de politique et ne s’applique pas une logique de "rupture" si bien clamée par Sarkozy, non seulement nous continuerons à être la poubelle de l’Europe, mais notre industrie nucléaire et les emplois qui lui sont liés, faute de reconversion, provoqueront des ravages sociaux à la mesure des fermetures des mines de charbon il y a quelques années, sinistrant à terme des régions comme celle de la Hague ou de Flamanville.
Juppé dispose, dans son grand ministère, de moyens considérables dont Dominique Voynet aurait eu le plus grand besoin. Mais que compte-t-il en faire ? Et, quelle que soit sa sincérité de sa toute récente conversion, que peut-il réellement faire dans un gouvernement au service du Medef et des grands pollueurs de la planète ? Peut-on sérieusement mener une politique écologique sans les écologistes ? Peut-on se réclamer de l'écologie sans remettre en question le nucléaire et son quasi-monopole en matière d'électricité, sans s'attaquer aux causes profondes du mal que sont le productivisme et la course aux profits, sans moratoire sur les O.G.M., sans remise en cause, ni de la politique agricole, ni de la politique de logement, ni de la politique de transports ?
Nous jugerons sur pièce. Mais il y a fort à craindre que cette montagne du grand ministère Juppé n'accouche que d'une écologie à dose homéopathique, simple habillage destiné à redorer la façade de la droite... et à gagner les législatives à la faveur de l'apathie du P.S. !
P. M.

mardi 22 mai 2007

Promesses électorales

Décryptage

Voici un texte de propagande "classique", pourrait-on dire. Pour le décrypter et découvrir ce qui se cache sous les belles promesses - qui n'engagent que les imbéciles qui y croient ! -, il convient de lire le texte à l'envers, en commençant par la dernière ligne et en finissant par la première. C'est décapant !

À l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de "la rupture tranquille".