BIENVENUE SUR MON BLOG !

Gilles MAHE: 51 ans Marié, 3 enfants; Psychologue de l'éducation nationale Adjoint au maire d'Angers, chargé de l'environnement, cadre de vie et du suivi de l'agenda 21; Conseiller communautaire d'Angers Loire Métropole, chargé du suivi de l'agenda 21

jeudi 7 juin 2007

Faire ententre la voix des écologistes

L'enjeu des élections législatives

Candidats des Verts, nous souhaitons vivement que les élections législatives soient l'occasion de porter un coup d'arrêt à la résistible ascension du nouveau président. Contrairement au P.S., qui se contenterait bien d’une « défaite pas trop cuisante », comme dit Strauss-Kahn, nous voulons nous battre pour gagner et pour que puisse se former une majorité parlementaire anti-UMP. Il faut impérativement faire contrepoids à la toute-puissance de Sarkozy, sans précédent en France depuis le Second Empire, et qui constitue une inquiétante menace pour la démocratie. De ce point de vue, la campagne que Mme Bachelot mène pour envoyer son suppléant siéger au parlement à sa place ne nous semble pas bien honnête : il s’agit bel et bien d’un détournement fort peu démocratique du vote populaire.
Nous voulons aussi faire entendre la voix des écologistes, au moment où plus que jamais on parle du réchauffement climatique, grave danger pour la survie de notre espèce. Nous aurions aimé que le grand ministère Juppé, conforme à ce que Les Verts n’ont cessé de réclamer, puisse servir à mener, fût-ce tardivement, la lutte contre cette menace planétaire. Mais il semble bien qu’il ne s’agisse là que d’un effet d'annonce à des fins strictement électoralistes, sans la moindre volonté politique de s'attaquer aux causes profondes du mal : le productivisme, la loi exclusive du profit, le tout-voitures, etc. Il n’y a là, de toute évidence, qu’une vulgaire opération Pinocchio.
En revanche, les premières mesures fiscales du gouvernement Fillon ont du moins le “mérite” d’être parfaitement claires : nouveau pas évident de régression sociale, en attendant les franchises médicales de Mme Bachelot, elles sont autant de cadeaux qui sont offerts aux plus riches, tout en accroissant le déficit budgétaire. Politique doublement condamnable, non seulement du point de vue de la justice fiscale,
qui est le nôtre, mais aussi du point de vue de l'orthodoxie budgétaire dont se réclame la majorité sortante.
Nous continuerons de mener sans complexes une campagne soutenue par les citoyens lucides, afin que l’écologie soit présente à l’Assemblée Nationale et que puissent être prises les mesures de sauvegarde qui s’imposent.

Gilles MAHÉ et Jamila DELMOTTE

mercredi 6 juin 2007

Fillon le cynique

Un vrai haut-le-cœur

En déclarant ce matin, en parlant des morts tragiques de la Méditerranée, que "tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d’une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer", le Premier Ministre Fillon fait preuve d’une absence totale de décence et d’humanité, utilisant ce drame pour justifier un traitement sécuritaire et égoïste de l’immigration.

Ces propos ne peuvent que soulever un haut-le-cœur chez tous ceux qui défendent la solidarité et la démocratie. Ce n’est pas en élevant des frontières et des barrières que nous répondrons au désespoir infini de celles et ceux qui sont prêts à risquer leur vie et celle de leurs enfants pour fuir la misère.

La France n’assume pas ses responsabilités en matière d’aide aux pays du Sud. Seule une véritable politique de coopération solidaire, dans un cadre européen permettrait de répondre durablement à la fracture Nord-Sud.

En proposant la régularisation de tous les sans-papiers, comme l’ont fait l’Espagne et l’Italie, Les Verts continuent de penser qu’elle est la seule solution humaine permettant de donner aux immigrés un statut au lieu de les abandonner aux entrepreneurs véreux qui abusent du travail au noir, aux marchands de sommeil et aux passeurs qui profitent de leur détresse et de l’organisation cynique de la précarité.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts


mardi 5 juin 2007

Écologie et politique


Nicolas Hulot : premier bilan

Le premier bilan que l'on peut tirer de l'irruption de Nicolas Hulot sur la scène politique, il y a six mois, donne lieu à des controverses au sein des écologistes et des altermondialistes.
D'un côté, il y a ceux qui font le constat encourageant d'une prise de conscience croissante des enjeux planétaires du développement durable et du réchauffement climatique. Il est incontestable que la célébrité de Nicolas Hulot, sa connaissance des problèmes écologiques de la planète, et la sympathie qu'il suscite en tous milieux, constituent autant d'atouts précieux pour éveiller ou renforcer la conscience écologique. On peut donc comprendre que des écologistes et altermondialistes aient pu être tentés de monter dans le bon wagon et de contribuer ainsi, à une large échelle, à la popularisation de thèmes que Les Verts seuls sont trop faibles pour défendre efficacement. Il y a là un effet du genre du prétendu "vote utile" en faveur de Ségolène dès le premier tour. Mais cela ne va pas sans quelques risques et confusions.

D'autres au contraire ont vu en Nicolas Hulot le fossoyeur de l'écologie politique, dans la mesure où il a pu faire croire que n'importe qui pouvait mener une politique écologiste, y compris Sarkozy, pourtant le plus mal noté des candidats à la présidentielle par les associations environnementales. Du coup les écologistes militants, et le parti des Verts, ont pu se sentir à juste titre délégitimés et privés de ce qui fait leur raison d'être aux yeux du grand public. Si le résultat de l'irruption du gentil Nicolas, c'est le 1, 57 % de Dominique Voynet et le grand ministère en trompe-l'œil de Juppé, il n'y a pas en effet de quoi pavoiser. Les plus critiques à l'égard de l'animateur de TF1 lui ont adressé une lettre ouverte en forme de pétition, qu'il est possible de signer en ligne : http://www.pacte-contre-hulot.org/.

Ils lui enjoignent de se "retirer de l’écologie politique" à laquelle il a "fait plus de mal en un an que toutes les forces productivistes, droite et gauche confondues, depuis les années 1970, lorsque l’écologie est entrée en politique". Bigre ! Et de préciser :
"Bien sûr, vous êtes avant tout le produit des forces qui vous manipulent : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1, et, plus largement, les multinationales qui vous financent, mais aussi la droite néolibérale de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas à votre personne que nous en voulons, mais à l’offensive idéologique dont vous êtes le cheval de Troie le plus abouti. Vous incarnez de manière pratiquement parfaite la capacité du néolibéralisme à digérer sa contestation et à semer la confusion chez ceux qui lui résistent. Vous êtes d’autant plus efficace que vous en semblez totalement inconscient. L’idéologie dont vous êtes le vecteur conduit à dépolitiser l’enjeu écologique et la réflexion sur le productivisme. Elle amène à penser que la société de consommation ou le néolibéralisme sont compatibles avec la préservation de la planète.

Vous déclarez vouloir transformer la société de l’« intérieur », mais vous abusez vos contemporains. Vous leur parlez en fait de l’intérieur des sociétés multinationales qui vous financent et non de l’intérieur de la démocratie. Votre totale inconscience du jeu des rapports de force politiques vous conduit à rejeter dans une position extrémiste ceux qui s’engagent à faire reculer démocratiquement le danger que font peser les multinationales sur notre société, notre démocratie et notre environnement. Votre discours de consensus, en fait fusionnel, recouvre un véritable déni du politique en refusant un clivage entre le pouvoir et l’opposition, pourtant consubstantiel de la démocratie.

Votre mission a été un succès au-delà des espérances de ses initiateurs : toute une partie de la gauche, la candidate des Verts à la présidentielle, le candidat des altermondialistes, et même un hebdomadaire de gauche critique, ont foncé tête baissée dans le piège, sidérés par votre puissance médiatique. Vous avez réussi à brouiller les cartes bien au-delà des écologistes et de la gauche en diffusant une vision consumériste du rapport à la nature grâce à de puissants relais médiatiques et économiques."

Conclusion sans appel : "Alors je vous le demande : pour la planète, mais surtout pour ses habitants, s’il vous plaît, retirez-vous au plus vite. Vous avez fait assez de tort, assez de mal."

Pour les écologistes et les altermondialistes, la question reste donc posée : comment rentabiliser au mieux la capacité de Nicolas Hulot à populariser des analyses qu'ils peinent à faire admettre au grand public, sans pour autant risquer d'être récupérés par les multinationales et de faire le jeu de politiciens sans scrupules tels que Sarko ?
P. M.

lundi 4 juin 2007

Notre profession de foi

L'écologie politique : une urgence vitale !

Nous nous adressons à tous ceux qui veulent laisser à nos enfants une planète vivable. Alors que l’État UMP, sous la pression des lobbies, fait passer les intérêts présents avant l’avenir de tous et préfère les inégalités et la précarité au partage des richesses, Les Verts agissent concrètement pour placer l'environnement au cœur d'un changement global de civilisation.

Ainsi, à Angers, Les Verts se sont mobilisés : pour choisir une filière d'élimination des déchets plus écologique ; prendre en compte les besoins de l'agriculture périurbaine ; promouvoir une politique de l'habitat économe en espace et en énergie ; favoriser les transports collectifs, dont le tramway, mais aussi les déplacements doux ; préserver les zones humides des Basses Vallées Angevines, mais aussi répondre à l'urgence sociale pour créer de l'emploi et de la solidarité.

C'est maintenant qu'il faut agir ! Réduire les inégalités chez nous et entre les peuples, arrêter les dérèglements climatiques, réduire les pollutions qui empoisonnent notre santé, protéger les ressources naturelles de la Terre, démocratiser la République et préserver les libertés publiques et individuelles face au danger que représente pour la démocratie la toute-puissance du président, tout cela est possible si nous prenons en main notre destin collectif.

Voter utile, c’est voter pour les générations à venir !

Gilles MAHÉ et Jamila DELMOTTE



vendredi 1 juin 2007

Santé et Assurance Maladie : ministres nouveaux, politique ancienne
Roselyne Bachelot à la Santé, Eric Woerth à l’Assurance Maladie : il n’y aura pas de politique de santé, mais une politique des comptes à l’ancienne, en droite ligne de celles menées sans succès depuis 30 ans : augmentation des cotisations, réduction des remboursements.

Seront instaurées des franchises sur les assurés, qu’on prétend ainsi « responsabiliser », comme si il n’y avait pas d’autres « responsables » de l’augmentation des dépenses de santé.

L’objectif n’est pas de maîtriser les dépenses de santé puisque Nicolas Sarkozy revendique un objectif de croissance supérieure au P.I.B., ce qui correspond exactement à ce qu’a demandé avec force l’industrie pharmaceutique pendant cette campagne.

Le système de franchise tourne le dos à une vraie politique de santé, pénalisant les plus fragiles, élargissant le fossé dans l’accès aux soins, et donc celui des inégalités sanitaires qui sont déjà parmi les plus élevées en Europe.

En toute cohérence, les assurances privées se présenteront bientôt pour combler les manques d’une assurance maladie déficiente et mettre fin ainsi au système solidaire actuel.

Une autre politique de santé et d’assurance maladie est possible : refonder système de santé, s’attaquer aux causes environnementales et comportementales des maladies, rendre plus cohérent et plus efficace le système de santé et mettre en place une vraie démocratie sanitaire pour utiliser au mieux les ressources considérables mises dans notre système de santé.

Les Verts proposent une vision pour l’avenir. Ce gouvernement une fois encore n’instaure aucune rupture avec les politiques menées ces dernières années.

Les Verts

jeudi 31 mai 2007

Quatrième fête bio

FÊTE BIO

organisée par la CABA et le Gabb Anjou
Samedi 9 et dimanche 10
juin, au Centre Jean Carmet, à Mûrs-Érigné

DES ESPACES

Marché de producteurs.

Producteurs et fournisseurs locaux de la Biocoop-Caba et du réseau Biocoop

Eco-produits, hygiène, textiles et jeux.

Artisans et fabricants de produits écologiques et/ou équitables.

Eco-construction et énergies renouvelables.

Jardin-environnement.

Stands associatifs, partenaires de la Biocoop-Caba et du GABBAnjou.

ANIMATIONS ENFANTS

La ludothèque de Mûrs proposera des jeux coopératifs et toutes sortes de jeux pour tous les âges.

Contes samedi de 16h à 17h à la Bibliothèque de Mûrs-Erigné.

La bibliothèque est ouverte samedi de 15h à 18h et dimanche de 10h à 18h.


EXPOSITION

Exposition de la L.P.O. « jardin nature ».

Exposition dans la tente Berbère : « En famille avec les indiens Puruhuas ». (Famille Neau)


RESTAURATION BIO

Restauration variée avec le Jardin Bucolique (Association de Mûrs-Erigné).


Crêpes et galettes de la Crêperie Le Breton (Angers).


Pizza des Quat’saisons avec Catherine Grumbach (Nantes).


Cuisine du monde avec Coriandre (Bretagne).


BAR BIO

Jus de fruits, limonade, bière pression, vin, cidre… Boissons chaudes.

SAMEDI 9 JUIN

CONFERENCES (Grande salle Jean Carmet)

15h30: L’éco-construction.

Vincent le Jolly, maître d’œuvre en éco-construction et Jean François Robiou du Pont, formateur en éco-construction.


17h30: Tous sur les bons petits légumes !

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine à Rennes.

MINI-CONFERENCES (Petite salle Jean Carmet)

15h30: La phyto-épuration, gestion écologique de l’eau.

Florian Audrain, membre de l’association Eau Vivante.


17h: La protection des océans avec Greenpeace.

(Film et débat) Franck Coquereau, correspondant local Greenpeace 49.


19h30: Démonstration de cuisine : légumes délicieux.

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine sur Rennes.

MINI-CONFERENCES (Tente Berbère)

16h30: Relier nos valeurs avec notre vie, respecter notre corps, notre relationnel et notre environnement.

Anne Marie Kouchner, chamane.

19h: Echanges autour du tourisme solidaire.

Céline Elis de Tourisme et Développement Solidaire.

ATELIERS (en extérieur)

16h30: Promenade botanique à la découverte des fleurs et des plantes locales.

Monique Davard, naturopathe.


19h: La pratique du compost.

Eric Sabot, auteur de « La pratique du compost et des toilettes sèches ».

CONCERTS (en extérieur)

15h30: Quart de Bleu

Groupe angevin de blues navigant entre des reprises des classiques du blues et des compositions en français.

18h: Zel

Composition au carrefour du classique, du rock et de l’éclectisme des musiques du monde.

BAL FOLK (Grande salle Jean Carmet) entrée 6

21h: Quart de bleu en première partie

22h: Crok’notes Musique traditionnelle à danser avec initiation aux danses.

DIMANCHE 10 JUIN

CONFERENCES (Grande salle Jean Carmet)

11h: Les allergies au gluten, les blés anciens, la biodiversité.

Brigitte Fichaux, diététicienne à Rennes et Florent Mercier, agriculteur passionné par les blés anciens et la biodiversité.


14h
: « Pesticides, non merci ».

François Veillerette, président du MDRGF et auteur du livre « Pesticides, non merci ».

16h: Être propre, se vêtir, s’équiper, sans salir la planète.

Table ronde sur les Eco-produits avec Véronique Crasnier (Asphodèle), Marie Cantet (Un bureau sur la terre), Didier Legars (Ecodis) et Claudie Briais (réseau Biocoop).

MINI-CONFERENCES (Petite salle Jean Carmet)

10h30: Animation-dégustation autour du vin Bio.

Jean Marc Carité, rédacteur en chef de la revue «Vin bio magazine» et présence de viticulteurs.


14h: Récupération d’eau de pluie pour l’habitat.

Gildas Gaboriau de l’entreprise Zelg/Aquality.

15h30: Nouvelle Economie Fraternelle (Nef): pour que l’argent relie les hommes.

Julien Le Couturier, chargé de crédit à la Nef.

Echanges à partir d’un exemple concert des Cigales locales.

17h: Démonstration de cuisine: légumes délicieux.

Hubert Jouan, animateur de cours de cuisine sur Rennes.

MINI-CONFERENCES (Tente Berbère)

10h30: Enercoop, fournisseur d’électricité verte.

Sylvain Houpert, architecte et Olivier Quirion, représentant local d’Enercoop.

14h30: Santé et longévité: importance des antioxydants.

Roger Castell, naturopathe.

16h: Bilan et enjeux de la perte de biodiversité; Récupération de semences.

Bruno Morandeau, de l’association Kokopelli

ATELIERS (en extérieur)

14h30: L’art de faire travailler le naturel au jardin.

Jean Luc Sacquet, chroniqueur jardin sur France Bleu Loire Océan.

16h: Promenade botanique à la découverte des fleurs et des plantes locales.

Monique Davard, naturopathe.

CONCERTS (en extérieur)

12h: Titi Zaro

Groupe local de chanson française.

13h30: Terakaft

Groupe de guitares touarègues du mali.

17h: Lo’Jo (en trio)

Groupe angevin pas totalement punk, ni vraiment chanson, java, rasta et un peu jazz ou rock...

mercredi 30 mai 2007

Non aux "franchises" sur les soins !

L'assurance maladie solidaire en danger

Nouvelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dût son image de "gaulliste sociale" en pâtir, sera chargée d'organiser et de mettre en musique les diverses "franchises" promises par le candidat Sarkozy pour le plus grand dommage de la santé publique et des plus pauvres. Il est important d'en dénoncer les dangers et de signer la pétition ci-dessous, que nous avons déjà affichée sur ce blog le 8 avril dernier et qui a déjà recueilli plus de 35000 signatures :

En matière d’assurance maladie l’U.M.P. et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : selon eux, l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients ! Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est-à-dire les pénaliser financièrement, pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1 € par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 € sur les actes supérieurs à 91 €, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant qu'il mettra en place une « FRANCHISE », c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. "Franchise" qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé, dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même, une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés, ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la "franchise" si jamais elle voit le jour. La "franchise", c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la C.M.U..

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais, au-dessus du montant de la franchise, ce sera, sinon gratuit, du moins « comme avant ».

La cible de cette mesure, ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs, qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et, bien évidemment, pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. C'est l'inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable », c'est-à-dire que, « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente, on pourrait augmenter le montant », de sorte que, comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la "franchise" augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

On peut encore signer la pétition en ligne :
http://www.appelcontrelafranchise.org/signer.php.